mardi 23 avril 2024

Le Capitol Reef

Notre séjour au Kodachrome SP nous a vraiment ragaillardi. Et c’est avec cette énergie renouvelée, qu’on emprunte la route 12 qui nous conduira jusqu’à Capitol Reef, le troisième grand parc national du Utah. Avant chaque départ, je m’assure que la route est bien chargée dans le GPS tout en vérifiant les prochains virages. Mais ce qu’on ne peut pas anticiper, ce sont les différentes montées et descentes que la route peut nous offrir et cette fois-ci, elle nous a bien servie. Virage en épingle un après l’autre, et on monte, monte… pour se retrouver à 9600 pieds d’altitude avec un couvert de neige encore bien présent. Mais le soleil est bienveillant et la route est sèche. À un certain endroit, on roulait sur le dessus d’une crête avec les récifs de chaque côté. Les deux mains sur le volant, il est difficile de ne pas se laisser attirer par les superbes points de vue. Notre VR s’en tire bien mais j’aurais enfourché ma moto avec grand plaisir!


Vue sur les Henry Mountains à 9600 pieds

Tout ce qui monte doit redescendre et c’est à 6800 pieds qu’on se retrouve sur la 24 qui rejoint le Capitol Reef. Le seul camping du parc est complet depuis longtemps mais j’avais repéré un endroit à la sortie du parc sur les terres publiques BLM (Bureau of Land Management). On s’installe tout près de la rivière Freeman avec le son de l’eau qui coule. Le lendemain, on retourne à l’entrée du parc au centre des visiteurs. Le soleil nous réchauffe et on décide de débarquer les vélos pour rouler sur la « scenic drive », un trajet d’environ 30km aller retour. Étrangement, nous sommes les seuls à le faire. Encore là, les familles sont nombreuses dans leur gros SUV ou Pick-Up et c’est le spring-break qui se continue.


Le parc est en fait une grosse ride de la croûte terrestre qui s’est formé sur des millions d’années créant de magnifiques récifs tout en couleur tout comme une barrière de corail dans un océan. À vélo, on peut s’arrêter quand et où on veut. À chaque détour, on veut prendre des photos tellement le paysage est unique et différent de chez nous. Notre VR est stationné tout près d’un verger qu’on croit être des pommiers dont les fleurs sont écloses. Un groupe de « mule deer » se détend sous les arbres fruitiers et la scène est reposante. La journée fut remplie mais combien satisfaisante.

Une belle place pour brouter!!

C’est le retour à notre site de camping à la sortie du parc. On sort les chaises avec vue sur la rivière et avec une bonne bière, c’est le temps de décanter et de penser à notre prochaine étape, le Canyonland.


Bien oui, on est entré!

mardi 16 avril 2024

Le spectacle des Hoodoos

 On aurait bien aimé faire une autre journée au Zion mais la cohue de la fin de semaine de Pâques nous a fait changer d’idée. Et puis, le Bryce Canyon à peine à 110 km nous convainc de s’y rendre. Pas de soucis avec le camping, de nombreux endroits sur les terres publiques sont disponibles tout près du parc avant de s’y rendre le lendemain.

Le camping dans le parc est ouvert et ce sont des FCFS. On s’y présente le matin et de nombreuses places sont disponibles. Après avoir glissé $15 dans l’enveloppe, on la dépose au kiosque d’enregistrement. Mais quel étonnement de voir les monticules de neige qui entourent les sites! Un peu normal, on est à plus de 8000 pieds en altitude. Même la piste cyclable est nettoyée de sa neige. Parfait, on enfourche nos vélos pour se rendre aux points de vue Sunrise Point, Sunset Point et Inspiration Point. Les stationnements sont pleins mais les supports à vélo sont complètement libre.

La vue de ces Hoodoos est magique. Et cette couleur rose tirant vers le rouge les rend sympathique. Mais comment ces structures de roche se sont elles créée? En gros, c’est le pouvoir de l’érosion et des cycles de gel et dégel. Ce sont les roches les plus jeunes de ce Grand Escalier du plateau du Colorado et la couleur vient du calcaire riche en fer. Chacun des points de vue nous livre un spectacle en soi. Mais le pinacle est le Bryce Point ou l’Amphithéâtre. À 8300 pieds et avec une ascension significative, on décide de retourner au site de camping et prendre le VR pour s’y rendre. C’est froid, il vente, mais le show est magistral. On dirait un chœur positionné en demi lune vêtu de robes rouges qui s’apprête à chanter un quantique! Victoire à l’arrachée à Bryce Canyon! Moins fréquenté que Zion et beaucoup plus accessible.


Nous avions une place de choix à l'Amphithéâtre.

C’est la fête à Lili en ce samedi saint. Une réservation est déjà faite pour le parc d’état de Kodachrome tout près de Bryce. Avec électricité et eau, on va se la couler douce pour 3 nuits. Superbes douches avec buanderie, il est temps de repartir à neuf. Et ce parc ne porte pas son nom pour rien. C’est un site de Kodak! Des formations rocheuses uniques semblables aux Hoodoos ainsi que des spires de 6 à 170 pieds de hauteur parsèment le camping. Une balade en vélo dans un des sentiers (La Panorama Trail) nous permet de mieux les admirer.


Scène de méditation...


Le passage secret



Le troisième parc national du Utah sera le Capitol Reef. Mais la route qui nous mène nous réserve de belles surprises...


mardi 9 avril 2024

Les 5 grands parcs de l'Utah

 

Le Utah contient le plus grand nombre de parcs nationaux dans le pays. Dans le sens des aiguilles d’une montre, nous visiterons le Zion, le Bryce Canyon, le Capitol Reef, le Canyonlands et finalement le Arches.

On débute donc à l’ouest avec le Zion. À deux heures de route de Las Vegas, il est le troisième plus visité des parcs américains. Le Zion a deux campings dont un en rénovation et il est impossible d’y trouver une place depuis longtemps. Mais plusieurs options existent dont les terres publiques qu’on appelle les BLM. On trouve un spot à environ 25km de l’entrée Est du Zion.

Le Watchman
 Je n’avais pas réalisé lors de la planification de l’itinéraire qu’on se retrouverait la fin de semaine de Pâques. Lorsque l’on accède par l’est, il faut se rendre à l’autre extrémité du parc à l’ouest afin d’accéder aux différents sentiers et navettes. C’est le jeudi saint, il fait beau et les stationnements sont complets. Mais on arrive à se trouver une case le long du parkway et les vélos seront nos alliés.

  

Mais il faut que je décrive la route qui sillonne le parc venant de l’Est. J’ai cru encore me sentir dans les Alpes avec ces virages en épingles avec en bordure ces immenses falaise ornées de stries multicolores. Ce tunnel de 1.6 km que l’on doit emprunter en alternance est aussi impressionnant. Déjà l’effet « wow » est présent.

Me voyez vous sur le pont?

Une longue file d’attente est déjà bien en place pour pouvoir monter à bord des navettes, le seul moyen de se rendre au bout de la route scénique et d’y accéder aux différents sentiers de marche. Avec nos vélos on emprunte donc le sentier multi-usager qui nous permet de nous arrêter quand nous voulons mais se rendre au bout de la route scénique demande du temps et effort en raison de l’élévation. Il est possible d’utiliser les navettes avec leur porte vélos, mais l’attente est nettement trop longue. On se résout à revenir à vélo à notre VR et reprendre la route scénique vers l’est. C’est la longue file de véhicules que l’on doit suivre et aussi une attente prolongée pour accéder au tunnel. Mais le paysage est grandiose. Et on comprend pourquoi ce parc est si visité mais on reste sur notre faim.

La Mesa qui trône au dessus de cette falaise semblable à un tableau

Le prochain parc sur la liste : le Bryce Canyon et ses Hoodoos!

jeudi 4 avril 2024

Le Grand Canyon, le grandiose!!

 

La météo ne s’annonçant pas très clémente, on profite de ce beau samedi quand même assez frais mais avec des percées de soleil pour faire à vélo la route qui mène à Hermit Rest , une distance de 12 km aller. Cette route avec de multiples points de vue est seulement accessible par navette de mars à novembre. Donc pas de voitures et possibilité d’arrêter quand on veut.

Avec ce qu’on avait vu hier comme prémisse, on était très fébrile d’admirer les différents points de vue avec des noms comme le Maricopa Point, Hopi Point, Mohave Point, Pima Point et le dernier à la fin, le Hermit Rest. Notre fébrilité fut amplement récompensé. Ce Grand Canyon est tout simplement extraordinairement unique. Même si on a pris de multiples photos, il faut le voir, l’observer, le mesurer dans toute sa splendeur en réel.

 
La piste Bright Angels qui descend jusqu'au Canyon. On campe
rendu en bas et on remonte le lendemain. Pas pour nous..


La rivière Colorado qui l’a sculpté pendant plus de 6 millions d’années continue à couler tout en bas à plus de 1.6 km de profondeur avec le canyon d’une largeur moyenne de 16 km. C’est d’une magnitude indescriptible et on passerait des heures juste à contempler ces multiples couleurs, formes, crevasses, rochers stratifiés avec ces arbres accrochés comme des funambules comme un tableau d’un grand maître.

Même en cette période de l’année (fin mars) qu’on croyait assez calme, les navettes sont bondées de touristes et on est très fier de pouvoir se déplacer à vélo. Retour à notre VR en fin PM en espérant pouvoir visiter d’autres secteurs le lendemain. Mais le froid s’installe durant la nuit et le réveil se fait sous une couche de neige. Température près de zéro avec la prochaine nuit prévue à -5c. C’est la réalité d’être à plus de 7000 pieds d’altitude. Craignant pour notre tuyauterie, on décide d’écourter notre séjour et poursuivre vers Page où la température est nettement plus clémente. Mais voilà, la route 64 Est qui longe le Grand Canyon est fermée en raison de la chaussée enneigée et glacée. L’alternative est un détour par le sud mais rajouterait environ 100 milles de plus. Rejeté. Le plan B est donc d’affronter le froid nocturne et de retourner à notre camping. Maintien de la fournaise au propane, armoires ouvertes pour réchauffer les tuyaux, pompe fermée, et nous mêmes bien emmitouflés font en sorte qu’on s’en sort sans dommages le lendemain matin. Il fait -4C et la route est encore fermée mais devrait ouvrir bientôt. Une autre expérience de plus comme campeur dans un VR.

Un soleil mur à mur nous réchauffe le cœur et la 64 maintenant ouverte nous permet d’arrêter à GrandView Point, Moran Point et le DesertView Watchtower. Encore des points de vue exceptionnel qu’aucune photo ne peut vraiment décrire ce que l’on voit et ressent. Nous sortons du parc avec le sentiment d’avoir vécu des émotions d’émerveillement sans pareilles.


Difficile de ne pas être ébahi!

 Après un arrêt à Cameron pour remplir   propane et essence, on poursuit sur la   89 nord dans le territoire immense et   majestueux des Navajo jusqu’à Page   situé aux portes du Utah.  Le   stationnement du Walmart sera notre   arrêt pour la nuit mais les montagnes   tout autour nous font croire qu’on est   ailleurs. Et puis, il faut bien aller faire   un peu d’épicerie! 

lundi 1 avril 2024

Vers le Grand Canyon

 

Dans un « road trip » comme le nôtre, il faut à l’occasion mettre le pied sur le frein et procéder à certains besoins d’entretien ménager comme le ménage et le lavage. Sinon, ça nous rattrape dans le détour! Donc en ce lundi matin, lavage dans une buanderie de Winslow. Après on s’installe pour 3 jours au parc d’état de Homolovi situé à 2 milles de Winslow pour un repos bien mérité.

Ce parc est en fait situé sur les terres ancestrales des Hopi, un peuple qui s’y est installé au 14ième siècle. Aujourd’hui, les Hopi considère encore cet endroit comme le leur et en collaboration avec l’état de l’Arizona, le Homolovi SP a été créé afin de protéger ces lieux archéologiques précieux. Deux sites que nous avons visité démontrent toute la diversité et la richesse de ces lieux ancestraux. Des vestiges de pueblos (habitations), poteries, objets d’art etc.. nous apprennent comment ces premiers peuples y vivaient.

Notre site de camping avait une vue en plongée sur la Interstate 40 ainsi que sur la voie ferrée. Assez loin pour ne pas l’entendre mais assez proche pour voir ces milliers de camions qui y circulent autant à l’est qu’à l’ouest. L’image que ça évoquait était comme des fourmis au travail qui transportent chacun un peu de nourriture pour la fourmilière. En superposé, ces lignes de train à plus de 200 wagons qui roulent dans les deux directions. Fascinant et en même temps qui nous fait réaliser que l’on vit dans un monde qui ne s’arrête jamais.

Le pic Humphrey dans toute sa splendeur


En roulant sur la 40, on aperçoit cet immense pic enneigé à l’horizon. Après vérifications sur nos cartes, on réalise que c’est bien le pic du Mont Humphrey, le plus haut de l’Arizona qui trône à 12,633 pieds! Ça semble presque irréel quand on peut observer des cactus dans les plaines désertiques qui nous entourent. Nous sommes encore à plus de 150 milles du Grand Canyon et notre réservation au camping est seulement pour le lendemain. Un arrêt au casino de Flagstaff est tout indiqué. De grands stationnements en retrait pour VR sont proposé et la nuit est calme. À noter qu’il est fréquent de voir des casinos offrir le stationnement gratuit pour VR, en échange bien sur d’aller faire aller les machines à sous mais sans obligations.


La route qui contourne la ville de Flagstaff vers le nord est en fait une portion de la route historique 66. C’est une ville universitaire et ça transparaît dans les belles maisons que l’on observe du regard. Le trajet se poursuit tout en montée sur la 180 et la neige au sol qui apparaît. On croise des stations de sport d’hiver avec même du ski de fond. La saison est terminée mais le printemps n’y est pas encore. On est à plus de 7000 pieds en altitude. La dernière portion sur la 64 nord nous amène directement aux portes du Grand Canyon.




On franchit le poste d’accueil après avoir montré notre carte annuelle, sinon c’est $35 par voiture. Nous sommes fébrile quand on pense que c’est une des sept merveilles du monde. Après s’être installé sur notre site de camping, on débarque les vélos et on se rend au centre des visiteurs à peine à un kilomètre. Le Mather Point est tout près et c’est là qu’on est ébloui par le spectacle devant nous. Ce ne sera que le début.

samedi 30 mars 2024

La forêt changée en roche

Je n’avais aucune idée à quoi m’attendre de ce parc « Petrified Forest » à part les lectures que j’avais faite. Pas de camping dans le parc et une route scénique de 45km le traverse du sud au nord. Frais d’entrée par véhicule de $25 mais notre carte des parcs nationaux couvre les frais. Dès l’arrêt au centre des visiteurs, on visionne un court film qui explique le quand, pourquoi et comment s’est fait la transformation de ces billes de bois (logs) en véritables pierres.

Il y a 216 millions d’années, ces arbres sont morts et sont tombés dans la rivière. Ils ont été enterré de cendre volcanique, de sable et autre matériel ce qui les ont protégé de la décomposition. L’eau souterraine minérale transportant de la silice et autres minéraux ont fait en sorte de saturer le bois mort. La silice et le quartz ont littéralement fusionné avec les cellules de l’arbre imitant le matériel organique dans tous ses détails. Les différents tons de couleur sont le résultat de traces de fer et de manganèse. Voilà pour le côté plus scientifique mais combien important à comprendre.


Logs pétrifiés parmi le Blue Mesa

 On décide d’arpenter le premier sentier   du parc   appelé « Giant Logs ». Ces   logs de différentes   grosseurs dont un   vraiment « Giant », sont disposé   tels   quel sans aucune intervention. C’est une   des   consignes les plus importantes, ne   pas déplacer ni   essayer de récolter des   morceaux. Ce serait un   sacrilège! Mais   quel beauté que de voir et toucher   ces   roches aux multiples couleurs. Et de   penser que   c’était des arbres   auparavant! Le paysage désertique   sur   lequel sont disposés ces roches ajoutent   à   l’impression étrange d’être sur la   lune!

La poursuite de la route et ses points de vue parsemés de collines et monts que l’on nomme « badlands » sont entourés d’immenses espaces désertiques. L’arrêt au belvédère surélevé « Blue Mesa » nous expose toute la diversité des couleurs qui nous entoure dont le bleu, le gris et le violet. Même si on a pris beaucoup de photos, il est difficile de vraiment saisir toute la dimension de ces lieux uniques.

Cette route panoramique a aussi ceci de particulier est qu’elle traverse la route historique 66. Bon, le seul vestige que cette route existait en ces lieux est cette Studebaker toute rouillée qui gît sur l’alignement original. À voir lors de notre retour du Utah! Et oui, on refera cette route du nord au sud lorsque nous reviendrons vers la maison pour poursuivre sur des portions de la route 66.

Statue "Standing on the corner" juste en face.


Winslow est une petite ville au milieu de grands espaces désertiques et son centre ville est charmant. Le « Visitor Center » sera notre lieu pour passer la nuit. La gare de triage pour les trains est tout près mais le bruit est faible. Des trains de marchandise de 200 wagons et plus sont fréquents. On est sur la route ferroviaire qui relie la Californie au reste du pays.



Winslow a aussi conservé une portion de la route 66 dans son centre ville. La principale attraction dont le nom est « Standing on the corner » est cette statue de Glen Frey des Eagles dont la chanson « Take it easy » relate le passage du chanteur en ces lieux.


Comme c'est pesant un log pétrifié!

Le Homolovi State Park à Winslow sera notre repère pour les 3 prochaines nuits.

mardi 26 mars 2024

Montée vers le nord de l'Arizona

 

Il est maintenant temps de migrer vers le nord de l’Arizona en direction du Grand Canyon tout en espérant que la température sera acceptable. Mes recherches sur le meilleur moment pour aller visiter ce Grand Canyon me laissait savoir que la fenêtre de temps entre mars et avril indiquait des températures moyennes autour de 15 C le jour avec des nuits près de zéro. Aussi, l’affluence y était moindre qu’en été. Conséquemment, nous avons réservé 4 nuits du 22 au 25 mars dans le camping situé dans le parc du Grand Canyon.

Au départ de Tucson, il fallait aussi se ravitailler en propane. La recherche des stations de propane peut s’avérer ardue si on n’a pas fait nos devoirs auparavant. J’en avais repéré quelques unes et après un arrêt infructueux à la première (bec trop long qui ne pouvait pas se brancher sur le réservoir), le deuxième a fonctionné servi par un employé très sympathique. Voyez vous, mettre du propane dans un réservoir n’est pas comme mettre de l’essence. Ça prend des employés qualifiés et quelque fois, on se fait dire qu’ils ne sont pas disponibles arrivés sur place. Mais une fois plein, on peut facilement durer 3 semaines. Leçon apprise, toujours faire le plein dès qu’on peut le faire surtout si on se dirige loin des grands centres urbains.


La route vers le nord serpente la 77 jusqu’à Globe AZ. On monte et on monte encore, les Saguaro faisant place à une forêt de grands pins. À Globe, c’est la route 60 panoramique vers notre arrêt pour la nuit dans un petit camping gratuit, le Timber Camp Recreation dans le Tonto Nationa Forest. On est seul sur le camping à 6000 pieds d’altitude et la nuit s’annonce froide à près de zéro. La fournaise au propane nous garde au chaud. C’est le contraste frappant entre le sud et le nord de l’Arizona.



Ce qui nous attendait le lendemain était la poursuite de cette route 60 à travers le Salt River Canyon. Époustouflante route avec des virages en épingles en montée et descente avec des vues spectaculaires des montagnes et récifs et la rivière tout en bas. Ça me rappelait certains de nos trajets en Europe à moto. La découverte d’un petit mémorial avec deux casques de moto et une croix lors d’un arrêt à un belvédère nous rappelle les risques de ces routes si on est trop téméraire.


Le parc national Petrified Forest est notre prochaine visite en route vers le Grand Canyon. Un camping de base avec électricité à l’entrée du parc est tout indiqué. Une alarme sonore provenant de l’intérieur du VR nous réveille brusquement vers 1 heure AM. Je note après quelques minutes qu’on a plus de courant et que la batterie ayant pris la relève pour alimenter notre chaufferette électrique est à plat. Je sors dehors pour voir la cause et je réalise que c’est tout le camping qui est dans le noir. L’électricité ne reviendra que le lendemain matin après une nuit disons moins reposante.


Mais ce qui nous attendait cette journée là compenserait grandement cette nuit écourtée. Le paysage complètement unique de la forêt changée en roches.



Le Capitol Reef

Notre séjour au Kodachrome SP nous a vraiment ragaillardi. Et c’est avec cette énergie renouvelée, qu’on emprunte la route 12 qui nous condu...